Cuba :Un pays unique/Mai 18

Cuba :Un pays unique/Mai 18 


cabocruz





A peu près 44h de navigation de l’ile a vache en Haïti à Santiago de Cuba, nous arrivons sous des éclairs zébrant le ciel mercurien et plombé, c’est un peu impressionnant mais sans grand danger, on a quand même mis la tablette et Iphone dans le four pour neutraliser la charge électrique si la foudre passait proche
A peine avons-nous accosté au ponton d’office, c’est la cohorte des agents administratifs : douane, immigration, santé : on nous prend la température( au front !)  et l’on répond sagement aux nombreuses questions, puis c’est la visite du bateau, très succincte apparemment pour nous .


Santiago est une petite ville très gaie, qui vit au rythme de la salsa, cha cha cha, manbo, rumba et j’en passe découlant des influences espagnoles et africaines : salsa signifiant « sauce »
La musique est omniprésente dans la rue, à partir de midi mais surtout vers le soir 17H,on y danse dans des salles ouvertes à tous, gratuites ou sur le trottoir s’il n’y a plus de place

santiago de Cuba

santiago de cuba




c'est lui

On a adoré Cuba ,mais on y vit pas. Même si les contacts avec les cubains sont empreints de gentillesse, de cordialité, les discussions ont rarement ,(mais parfois) tourné autour de la politique et de l’économie. On aura donc une vision éminemment subjective depuis notre voilier.
Mesure t’on le bien être d’une nation au salaire ? alors là, c’est certain que les salaires sont tres bas, de l’ordre de 25€/ mois mais les loyers et les charges comme les transports en bus sont tres peu chers..L’accès aux études est gratuit et leur système  de santé est performant et également gratuit pour tous .La culture (théatre, cinéma, concert) vaut 10 fois moins cher pour un cubain que pour un touriste .Nous nous sommes souvent demandés comment ils font pour vivre avec 25€ / mois en fait  c’est le système débrouille pour les malins : plusieurs jobs, beaucoup de trocs.. et peu de tentation : des petites superettes d’état offrent des produits sans beaucoup de choix :une marque de yaourts quand on en trouve, une marque de cornichons, une marque de tomates en boite. Trop de choix tue le choix : Là, pas de risque d’hésiter et d’angoisser sur le produit le plus sain à acheter !
Mesure t’on le bien être au soin que les habitants apportent à leur environnement, ? leur habitat ? leur véhicule ?Alors là, champion, nous avons rarement vu des villages de pêcheurs aussi propres, aussi coquets, des voitures aussi rutilantes et entretenues En tout cas,il règne à Cuba pour ce que l’on en a vu, un incroyable sentiment de fierté nationale..la révolution les a extrait de l’emprise des grosses sociétés américaines s’abreuvant des richesses du pays et de la mafia américaine qui contrôlait les casinos, la prostitution et son cortège de conséquences .Bien sur il y a des slogans à la gloire de la révolution ,à la gloire des figures tutélaires de Fidel et du Che qui émaillent les murs, des villes aux villages, des citations notamment de josé Marti . Propagande ?  pas plus que nos affiches publicitaires placardées à l’entrée des villes ou dans chaque magazine et prônant un hypothétique et fugace bonheur de consommation, véritable prison de l’abondance.

santiago de cuba


un bus


la caserne moncada (l'impact des balles de la révolution )

Cuba est unique, elle vit au passé entre ses carrioles et ses vieilles Buick des années 50 (le plus grand parc automobile de voitures américaines des années 50 => 50 000 encore en circulation, maintes fois réparées, rafistolées avec des moteur de Lada moins consommateur  mais toujours pimpantes) et Cuba vit dans l’espoir d’un avenir  proche plus libre dans les choix .Alors le pays commence à s’ouvrir doucement.. Malgré les difficultés quotidiennes, les cubains vivent d’espoir et d’humour  avec selon ce que l’on veut y voir, un sourire en virgule ou une incroyable joie de vivre.


chivirico

chivirico

chivirico


portillo

portillo
Apres Santiago, nous voilà partis, une fois le « despecho » qui est le permis de naviguer , reçu, et tamponné avec la prochaine destination inscrite par les gardes frontières, vers l’archipel de la reine en longeant d’abord le sud est de l’ile, 30 Miles nautiques plus loin : Chivirico : adorable petite anse très bien protégée, il faut suivre un chenal qui passe  entre cayes et rivage et ça y est !
Puis 40MN plus loin vers l’Ouest, se cache Portillo dans une belle anse. C’est comme une ferme à ciel ouvert avec des cochons, des poules, des chèvres, des chevaux   en liberté sur les routes terreuses  ou sous le préau du seul bar, que partage la
boulangerie, ou sous les manguiers croulant sous le poids des fruits. Les poules doivent être ramassées le soir car toutes les maisons sont clôturées. On ramènera au bateau tout ce dont on a besoin : fruits, légumes, œufs, pain contre des CUCs (monnaie du touriste) et du fil de pêche et hameçon




portillo


portillo

bicyclette electrique concue par lui !

un bus

Dernière étape avant les jardins de la reine : Cap Cruz : il faut longer la barrière de corail et venir mouiller de l’autre coté. là, les gardes frontières nous attendent déjà dans leur barque :juste le temps de jeter l’ancre et les formalités commencent, mais bon, on s’y est fait, ce n’est pas si long et ils sont sympas et le village est super joli et coquet.

cap cruz




cap cruz















On aura vu l’archipel des jardins de la reine sans être franchement emballés,  essentiellement de la mangrove habitée par des moustiques affamés et en plus  sous la pluie constante..
Cayo Cuervos ou l’on échangera des camarones (grosses crevettes type gambas) pour du rhum, du fil, des petits savons etc=> 8 repas de camarones, cuites à l’eau, puis poêlées, et enfin les dernières aspergées au pastis. Olé !On en peut plus !

peche aux camarones 

apres le troc 





Puis Cayo Breton,là aussi on échangera avec des pécheurs 3 énormes langoustes contre ½ bouteille de rhum Bologne + un gros pain de savon de Marseille+ des dentifrices+ un toute petite bouteille de parfum marquée PARIS et la tour Effel peinte en noir  (merci IO).On s’est donné nos prénoms, une poignée de mains chaleureuse , on était heureux/ Ca tient à pas grand-chose finalement
Apres Cayo Breton un stop à Cayo Zaza de Fuera bien protégé par une mangrove en fer à cheval
Puis en remontant progressivement vers le nord ouest on stoppe à Cayo Blanco de Casilda très mal protégé donc on s ’approchera le plus près possible de la plage par 1M70 de fond..Un bar restau et un cata charter accueillent les touristes qui repartent vers 16H .  Ouf pour nous!


cienfuegos

cienfuegos

c'est lui le che



cienfuegos









Puis l’arrivée à Cienfuegos à 43 Miles de là sous les éclairs, et la pluie qui n’a jamais arrêté, on a subit stoïquement les contrecoups de la dépression tropicale Alberto,la 1ère de la saison..du 40 nœuds dans la nuit, l’ancre du bateau anglais trop pres  qui chasse et on a fait des quarts de nuit sur révad au mouillage en surveillance par  des creux de 1 M
Le vent se calme mais pas la pluie qui devient diluvienne ,noie les plantations de tabac et engrossent les barrages dont les vannes seront ouvertes pour éviter les inondations mais qui provoquera un désastres écologique par marée noire due au débordement des cuves de décantation des raffineries de pétrole dans la baie de Cienfuegos, juste là ou l’on est ancré
C’est notre 2nde marée noire, la 1ère étant à Santiago de Cuba, un peu ras le derch’  de passer des heures à nettoyer l’annexe, puis les flancs de ré’vad ,le mouillage i tutti quanti

2 marées  noires dans 2 baies différentes mais dans un seul pays : on vous le redit, ce pays là est unique, mais même avec ça ,on l’a aimé !
 
                                         
  Lorraine   >(((((°>




Haíti,l''ile a vache/ Mai 18

Haíti,l''ile a vache/ Mai 18 

10H 30 Mardi 24 Avril 2018,St Martin : quelques petits tours auprès des bateaux connus pour dire au revoir , bonne nav' et cap sur Haïti, précisément l'ile à vache

On longera par le sud Ste Croix, Porto Rico et la république Dominicaine.
la lune est là, fidèle, au rendez vous du coucher du soleil ,grossissant chaque jour un peu plus  et nous accompagne jusqu'à 3h du mat'.Nous ne sommes pas seuls sur l'eau, parfois un oiseau vient se reposer sur le panneau solaire, se déchargeant des fientes de la semaine. Les noces triomphales de la lune et l'océan projettent une nappe éblouissante ponctuées de petites crêtes d'écume
Aucun voilier aperçus, quelques cargos nous croisent que je ramasse dans le viseur du compas de relèvement, le temps de discerner leur direction et parfois leur vitesse.

 A la VHF aucun ne répondra malgré nos demandes de météo ,par contre un après midi, un avion genre foker passe suffisamment près de Ré'vad pour que je leur fasse des coucous de la main que l'avion a dû prendre pour un appel de détresse :dans mon élan, j’avais oublié que seule une main balayant le ciel indique "tout va bien" mais que les 2 bras se croisant dans un élan fraternel vers le ciel signifie, "y a un problème," l'avion a contourné par 3 fois le bateau, virant sur son aile en se penchant et moi m'enthousiasmant de ce regain d'intérêt ,je réitérai mes gestes désordonnés ! .

Enfin après 640 Miles , 6 nuits et 6 jours de navigation, avec un vent portant de 10 à 20 nœuds, sous génois tangonné, 3 ris à la grand voile, juste pour le stabiliser ou geenaker seul ,nous atteignons l'ile à vache ,petite ile de 14 kms d'Est en Ouest au sud d'Haïti.

















Arrivée à 7H30 à Caille Coq, petit village aux maisons de couleurs, dont les murs festonnés de grosses pierres blanches et rondes provenant des falaises de l’ile forment l’appareil architectural .
Oups 2 voiliers seulement sur ancre dans la baie. C’est ok pour nous, un nous suffisait pour nous rassurer sur la tranquillité du lieu. On jette la pioche.



bateau pays




1 , 2 puis 4 et 5 « bois fouillés » pirogues en bois taillés dans du manguier entourent Ré’vad, ca cogne un peu partout sur la coque en alu, mais bon, c’est solide l’alu, ça encaisse bien..Chaque enfant ou ado proposent leurs services : nous accompagner au marché, frotter l’inox, nettoyer la coque, faire des lessives, remplir des bouteilles d’eau ou vendre des mangues, bananes, les plus grands ou les adultes demandent si l’on a pas des voiles, des bouts, des hameçons..on a tout ça sauf des voiles et l’on troquera, donnera, échangera avec eux
Ici on paye soit en $ US ou ou gourdes. En 2018 1 € = 60 gourdes

Avant de partir, nous avions demandé au shipchandler de St martin coté français, ce qu’il voulait bien  donner à Haïti : on a récolté des pots de peinture bi composantes, des casquettes et en faisant le tour des voiliers, certains nous ont donné pour eux, des cahiers, stylos, feutres, habits pour enfants, cirés complets, échantillons de crèmes, dentifrices, savons etc plus ce que nous avions mis de coté qui étaient en double sur le bateau type garcettes, bouts, fil de nylon, hameçons, livres, masques et tubas, casquettes…et on a fait du potlatch : Echanger des fruits contre du matériel, des langoustes contre des cirés, donné les bouquins et crayons à l’école , filé la peinture et cirés à l’association des pêcheurs, bref on a bien allégé le bateau .

le troc



Le soir ,le village vit au son des dominos frappés lourdement sur les tables en bois, on a mouillé assez pres des maisons en rivage et on  entend du bateau , des rires  et éclats de voix des hommes que domine parfois la musique  diffusée par la radio.
Ici sur l'ile à vache pas de route mais des chemins qu'empruntent les insulaires et les ânes chevauchés en amazone  par les enfants avec une grosse caisse accrochée à  un des bas flanc et supportant soit des sacs de riz, soit du charbon de bois .Les jeunes adultes circulent sur des 125 rafistolées mais solides vu le traitement qu'ils font subir parfois à 4 sur le siège .
Il n'y a pas d'électricité ,la plupart ont des  lampes à pétrole et les plus nantis un panneau solaire .

Pour nous, un village sans routes, sans voitures ,sans néons le soir représente un havre de paix, voire de l'exotisme .Ceux qui y vivent ont sans doute d'autres aspirations. Les jeunes ont les mêmes rêves que n’importe quel jeune connecté dans le monde : voyager, avoir un Iphone dernière génération, un bon job qui rapporte, des belles fringues:
 L’aéroport sera construit d’ici 1 an ainsi que la nouvelle route qui reliera Caille Coq au village de Madame Bernard et à l'aéroport. Certains espèrent une qualité de vie meilleure grâce aux tourisme, encore faut il avoir assez d’argent pour proposer un service type pick up pour amener les touristes de l’aéroport aux hôtels, d’autres semblent désabusés, voire fatalistes..A combien d’habitants cela profitera vraiment ?Tout changement est suspect. Les jeunes adultes veulent mettre de coté des $ pour partir au Chili y travailler et subvenir aux besoins de la famille, construire une maison solide.

Entre temps nous profitons de l’offre d’Antoine Denest pour nous emmener à bord de sa moto 125 de marque chinoise à 3 dessus sans casque ni permis, ni assurance pour faire la visite vers la nouvelle route qui se construit et qui reliera Caille Coq au village de Madame Bernard  vers l’aéroport.la « route » est encore un chemin raviné par endroit ,mais élargi par les bulldozers tout neufs .Antoine conduit bien et prudemment. On ne sera jamais éjecté de la moto.

 La campagne est belle, les arbres sont chargés de fruits , on croise des regards parfois souriants, parfois très fermés ,souvent scrutateurs, et on évite de prendre des photos sans leur permission, certains refuseront, probablement par dignité : ne pas filmer la misère
Ne faisons pas d’angélisme même si les habitants de l'ile à vache sont gentils, avec nos voiliers qui ne servent qu'a la plaisance, et en plus avec tout ce que nous avons amené, nous représentons l'opulence, l'abondance de biens de consommation dont il leur semble naturel qu'on leur fasse profiter.
A leur place, nous réagirions probablement de même.
 La confrontation avec nos modes de vie leur renvoie en boomerang leur propre dénuement. Ils vivent avec très peu de moyens et ont besoin de tout matériel : pêche, cordage, bouts, garcettes, nylon, hameçon, peinture, masques et tubas..

Un petit mot sur la clearance. Si vous restez plus d'une semaine, et que vous voulez être en règle avec l’immigration , un conseil : Aller directement vous-même au village "Les Cayes" de l'autre coté sur le continent: des barques à moteur font régulièrement la navette, mais vous n'avez rien à payer sur l'ile même. Si vous posez la question de la clearance on vous amènera direct chez faux "capitaine du port" au bon bagout et sans légitimité aucune qui empochera vos 10 € + bakchich en vous refilant un papier bidon en faisant croire que comme ça vous êtes en règle ! Il a travaillé autrefois pour l’immigration mais c'est terminé depuis un bon paquet d’années, malgré cela il continue son petit business pour les crédules. Bah! 



Voilà, de l’le à vache en Haïti , nous gardons un souvenir assez ému, nous nous sommes posés beaucoup  de questions sur l’attitude à adopter, comment donner sans froisser, sans assister…
Troquer, échanger a permis un autre regard parfois, mais on a la plupart  du temps bricolé avec notre conscience.

Merci au magasin d’accastillage « ile Marine » de st Martín pour les dons de pots de peinture et casquettes
Merci à Catherine et René du voilier Trisbal IO,
À Gérard et Cathy du voilier Vulcain »Cyrano »
À Philippe et Nicole d’Odysséa 
À Pascal et Lorraine du Tokay « Ré’vad :-]
Pour tout ce qu’ils ont filé et ameliorer un peu le quotidien des haïtiens de l'ile a vache.

>(((((L°>


Un des menuisiers du village.Tout est fait a la main: tenons 
Lorraine    >(((((°>













Antigua, St Barth et St martin/ Avril 18/ By Pascal

Antigua, St Barth et St martin/ Avril 18/ By Pascal

Iguane


Ola :

Un mois s’est déjà écoulé depuis notre belle escale à Marie-galante la paisible
Après un retour rapide à Pointe à Pitre pour récupérer mon beau passeport tout neuf, nous avons mis le cap sur les Saintes, délaissant le mouillage du bourg infesté de bouées payantes, nous avons jeté la pioche dans la baie du Marigot, ne le répétez pas mais nous étions 3 bateaux au mouillage puis tout seul, quelques langoustes ont eu la malchance de croiser notre route, et deux épaves plantées au fond de la baie m’ont permis de reremplir ma boite de serflex…
Puis cap sur Deshaies ,tout au nord de la Guadeloupe, en faisant un stop à l’ile pigeon pour une belle ballade sous marine dans la réserve Cousteau, comme son nom l’indique on regarde mais on ne tire pas…


Le 2 Avril, sus aux Anglais et traversée jusqu’à English harbour,le repaire du pote Nelson que l’on avait pas revu depuis Trafalgar
Tu veux voir du beau bateau ? va à Antigua :quelle débauche de vieux gréement ,de bêtes de course, de pont en teck, de winchs taille XXXXL, de mats gigantesques…

Mais Antigua c’est aussi les très beaux mouillages de bird island que l’on atteint après quelques slaloms au milieu des cayes, dans ces cas là, Lorraine est à la nav et je suis à la barre, essayant de confirmer par la vue ce que me dit ma Doudou depuis la table à cartes, parfois on sert les fesses !!!







st John's 


STONY HORN


Dimanche 8 avril  nous mettons le cap vers St Martin, cela fait plus de trois mois que l’on n’a pas passé une nuit en mer, et c’est bon de retrouver le ciel étoilé, le rythme des quarts et Révad qui fonçe dans le noir..

Nous ferons une halte rapide à St Barth, mais vraiment ça pue trop le fric :le plus dingue :le Yacht « Le Grand Bleu »rien que le vingtième plus grand au monde,113 mètres de long, deux pistes d’hélicos, avec sur le pont un voilier de 22 mètres sur son ber jouxtant une vedette de la même taille ;ce sont les »sea-toys »du proprio, comme dirait ma chère maman :ça doit être soit un trafiquant soit un proxénète !!!



Après cette overdose de millions d’euros nous irons nous ressourcer à l’ile fourchue, complètement déserte, royaume des oiseaux, iguanes et « têtes de turcs »



ILE FOURCHUE



















Nous sommes donc le 22  avril et depuis une semaine mouillé devant Marigot à St Martin
C’est  moche, tout a été bousillé par le cyclone Irma ,plein de bâtiments sont explosés, le lagon est plein d’épaves :mille bateaux coulés…
Mais, mais, il y a un hyper U et c’est le dernier endroit pour trouver du rouge et du claquos..
C’est aussi ici que nous quitterons nos potes de IO, d’ODYSSEA de GIPSIAN qui mettront bientôt le cap vers les Açores pour continuer avec Balthazar vers Haïti, Cuba et le Guatemala
Départ prévu mardi pour 6 jours de mer jusqu’à l’ile à vache en Haïti

Let’s go Révad…

>(((((P°>