Antigua, St Barth et St martin/ Avril 18/ By Pascal

Antigua, St Barth et St martin/ Avril 18/ By Pascal

Iguane


Ola :

Un mois s’est déjà écoulé depuis notre belle escale à Marie-galante la paisible
Après un retour rapide à Pointe à Pitre pour récupérer mon beau passeport tout neuf, nous avons mis le cap sur les Saintes, délaissant le mouillage du bourg infesté de bouées payantes, nous avons jeté la pioche dans la baie du Marigot, ne le répétez pas mais nous étions 3 bateaux au mouillage puis tout seul, quelques langoustes ont eu la malchance de croiser notre route, et deux épaves plantées au fond de la baie m’ont permis de reremplir ma boite de serflex…
Puis cap sur Deshaies ,tout au nord de la Guadeloupe, en faisant un stop à l’ile pigeon pour une belle ballade sous marine dans la réserve Cousteau, comme son nom l’indique on regarde mais on ne tire pas…


Le 2 Avril, sus aux Anglais et traversée jusqu’à English harbour,le repaire du pote Nelson que l’on avait pas revu depuis Trafalgar
Tu veux voir du beau bateau ? va à Antigua :quelle débauche de vieux gréement ,de bêtes de course, de pont en teck, de winchs taille XXXXL, de mats gigantesques…

Mais Antigua c’est aussi les très beaux mouillages de bird island que l’on atteint après quelques slaloms au milieu des cayes, dans ces cas là, Lorraine est à la nav et je suis à la barre, essayant de confirmer par la vue ce que me dit ma Doudou depuis la table à cartes, parfois on sert les fesses !!!







st John's 


STONY HORN


Dimanche 8 avril  nous mettons le cap vers St Martin, cela fait plus de trois mois que l’on n’a pas passé une nuit en mer, et c’est bon de retrouver le ciel étoilé, le rythme des quarts et Révad qui fonçe dans le noir..

Nous ferons une halte rapide à St Barth, mais vraiment ça pue trop le fric :le plus dingue :le Yacht « Le Grand Bleu »rien que le vingtième plus grand au monde,113 mètres de long, deux pistes d’hélicos, avec sur le pont un voilier de 22 mètres sur son ber jouxtant une vedette de la même taille ;ce sont les »sea-toys »du proprio, comme dirait ma chère maman :ça doit être soit un trafiquant soit un proxénète !!!



Après cette overdose de millions d’euros nous irons nous ressourcer à l’ile fourchue, complètement déserte, royaume des oiseaux, iguanes et « têtes de turcs »



ILE FOURCHUE



















Nous sommes donc le 22  avril et depuis une semaine mouillé devant Marigot à St Martin
C’est  moche, tout a été bousillé par le cyclone Irma ,plein de bâtiments sont explosés, le lagon est plein d’épaves :mille bateaux coulés…
Mais, mais, il y a un hyper U et c’est le dernier endroit pour trouver du rouge et du claquos..
C’est aussi ici que nous quitterons nos potes de IO, d’ODYSSEA de GIPSIAN qui mettront bientôt le cap vers les Açores pour continuer avec Balthazar vers Haïti, Cuba et le Guatemala
Départ prévu mardi pour 6 jours de mer jusqu’à l’ile à vache en Haïti

Let’s go Révad…

>(((((P°>


Marie Galante l'ile galette/Mars 18

Marie Galante l'ile galette/Mars 18



Etrange Marie Galante qui nous parait si endormie au 1er coup d'oeil en débarquant de l'annexe à Saint Louis.
Les commerces sont fermés et il est 17H30 un vendredi
Apres l'effervescence de Gosier, l’indolence de Marie Galante est appréciable. Ici le village se réveille au rythme du flot des touristes qui s'échappent des vedettes arrivant de Guadeloupe; la boutique de location de vélos ,scooters et voitures ouvre un œil pour proposer ses services et les quelques bars mettent quelques watts pour indiquer leur existence.

Samedi nous sortons les vélos de Ré'vad, gonflons les pneus et hop les mettons dans l'annexe pour un petit tour sur cette ile surnommée « la galette »Ceux qui l’ont affublée d’un tel nom ne l’ont pas parcouru en vélo !
En fait de petit tour ce fut un bon grand tour à 3 reprises par l’est, Nord ,et le centre de St Louis :Moustique/Agapy/Gueule grand gouffre/les coqs/ Ribourgeon/ Mayoumbé/ Guigues/ mayolette/Grelin/Joséphine/le petit trou du diable/Desmarais/fonf lolo/St Louis. Comment ne pas rêver avec ces noms à la toponymie si évocatrice!



Si ça c'est pas d'la poésie...




A tous nous conseillons de visiter l'ile en vélo, c'est le meilleur moyen de faire connaissance, d'aborder les habitants de manière la moins intrusive possible=> pas de bruit, le temps pour nous, pour vous de s'imprégner dans cette ruralité qui fleure bon les senteurs de fleurs d'acacias qui commencent juste à s'ouvrir, les manguiers, genêts ,à cela s'ajoute l'odeur de la canne fraichement coupée et vous avez la tête en folie.
Des que l'on laissait reposer nos vélos, nos muscles et nos cœurs après une bonne grimpette, les habitants nous abordaient pour nous demander si l'on était perdus, si l'on avait besoin de quelque chose, nous avons pu demander à 2 reprises de l'eau fraiche qui nous a été donnée avec le sourire et la vraie gentillesse , de celle qui ne demande rien en échange




Pédaler en 2 ième de peloton en forte montée , c’est voir les muscles des  mollets de mon compagnon se gonfler sous l’effort, ses tendons , s’étirer ,se relâcher et ses veines saillir et se tendre comme des amarres par fort vent,le regard vrillé aux saillies ,je colle au plus près possible pour résister à la tentation de descendre du vélo et marcher à coté de mon bicycle comme deux bons compères qui discutent des petits riens de la vie,alors je grimpe en pédalant à ce que la suée me tombe sur les yeux et me brouille la vue, en restant vigilante à cause des nids de poule: Je porte dans mon sac à dos sept tout petits œufs frais achetés à une vieille dame qui a dû confondre les francs et les euros, mais on a pas osé rectifier, les poules couraient partout sur la terrasse ,se chamaillant pour quelques graines, la dame était très vieille et tres gentille et me rapellait les jolies illustrations de nos livres d'enfants et puis zut, elle nous avait offert de sa bonne eau et nous avons papoté en créole pour elle ,en sabir franco créole pour nous. La relation humaine valait bien ces œufs d’or.




En descendant sur grande Anse, nous avons croisé le dernier char à bœufs transportant la canne fraichement coupée vers la sucrerie .Ce sont aussi les derniers à couper la canne à la main. La fierté se lisait sur leurs visages en nous livrant leur volonté de respecter la canne qui résiste beaucoup mieux que celle coupée de manière mécanique et qui les rétribue de 6 ou 7 repousses dans leur vie de graminées quand les autres s’éteignent au bout de 4 ans traumatisées par la fureur des machines .
Nous sommes restés à MG une semaine avec une belle reconnaissance à cette ile idyllique de nous apprendre à vivre au rythme tranquille de ses habitants et en plus sa baie nous à offert 2 belles langoustes  




Un possible amour en symbiose!


Ré'vad sous spi...2 h

Apres MG ,cap sur Petite terre, à 17 Milles de là, dommage vent dans le pif, on a tiré un bon bord pour nous en rapprocher et il aurait fallu en tirer un autre pour rentrer dans la passe en ne sachant aucunement si une bouée était libre car les mouillages sont désormais interdits. Pff on abat et Cap sur St Francois sur la cote Sud de grande terre en prenant le chenal très étroit qui amène au mouillage protégé par la barrière de corail, mais ce « havre » est un véritable piège pour en sortir si le vent et la houle forcissent.
Puis ce sera l'archipel des Saintes dans l'anse Marigot ou nous serons seuls, tous les voiliers s'entassant dans la baie proche du village

Bientôt Antigua, Barbuda

Tchao les amis à bientôt
>(((((L°>


La Soufrière

La Soufrière
iguane

Merci Dr Nicole de tes bons soins

Lorraine  >(((((°>


La Dominique : Entre désolation et resurection/ Mars 18

La Dominique : Entre désolation et resurection/ Mars 18

La Dominique 

Apres 11heures de près/bon plein de St Pierre en Martinique à Portsmouth en Dominique , à pomper régulièrement car une petite fuite s'est installée probablement aux pompes de cale qui se déversent dans le puits de dérive et quand on gite pas mal, ça déborde dans le carré, enfin on suppose que c'est ça! On attendra d'être arrivés en Guadeloupe pour déceler l'origine, donc on pompe mais ca ne nous empêche pas de scruter aux jumelles cette ile dévastée par l'ouragan Maria en septembre 2018, 15 jours après le cyclone Irma . 





A 2 Miles des cotes, le regard aux jumelles, depuis le bateau, nous apportait la triste réalité d'une terre aux arbres étêtés, ou couchés, aux maisons sans toits, protégés par des bâches et en passe d'être reconstruits.
A terre, toutes les maisons en bois sont éparpillées mais seules les cuvettes des wc ont résisté, elles trônent parmi les débris, seules rescapées du cauchemar, puis on lève les yeux et aux arbres des lambeaux de tôles sont suspendues, accrochées comme des oripeaux.



A notre arrivée à Portsmouth, de jolies barques colorées, aux évocations  poétiques: (Lawrence d'Arabie,yellow submarine and so on)  nous contournent sans venir nous accoster pour nous proposer leurs services qui consistent en l'amarrage sur des bouées mises à disposition et payantes, un peu étonnés nous jetons un petit regard en arrière et 2 énormes catamarans viennent de débouler ,escortés eux par ces barques qui ont reniflé les charters. Nous avons donc mouillé par 4m de fond sableux, 40 Mètres de chaine qui permet au bateau de rester en place sans chasser par les rafales soudaines et répétées de 30 à 35 nœuds: notre lot quotidien durant 1 semaine. Il parait que c'est une année à vent. Les Alizés sont bien bien soutenus !

A Portsmouth une organisation basée sur la plage "P.A.Y.S" (Portsmouth Association of Yacht Services) s'est mis en place pour proposer des "social activités" : Tour de l'ile en taxico,visite des cascades, barbecue les dimanche et mercredi soir, surveillance des bouées et mouillage et aide aux travaux de réfection des bâtiments ou des clôtures.  Chacun s'inscrit s'il veut participer et les infos et météo sont données sur le canal 72 tous les matins à 8 H. Ca permet à l'association de  récolter des fonds pour retaper les maisons, écoles etc
C'est comme ça que nous avons contribué au débroussaillage des branches, souches d'arbres qui bloquaient l'entrée d'une partie d'un centre équestre dont le lit de la rivière, engorgé par les troncs d'arbres abattus par des vents de 250km/H, a dévié pour se rabattre directement au travers des maisons du ranch. Ils ont tout perdu sauf les chevaux préservés dans une habitation à l'écart.
ranch Brandy manor


ranch Brandy manor


On a aussi pris des journées pour nous pour randonner au nord de l'ile et vers les "Trafalgar falls" (cascades) La Dominique est vraiment l’ile des séjours nature, trekking, et découverte à pied de sa faune et flore.Partout des rivières ,cascades et sources d'eau chaudes abondent , mais c’est aussi une super occasion de découvrir ses habitants amoureux de leur ile.
 Le tourisme de luxe n'a pas sa place car l'ile est difficile d'accès. 




Après avoir consacré son activité à l'agriculture et la culture de la banane, ce qui l’a rendu vulnérable aux catastrophes climatiques et aux crises du marché ,la Dominique se lance dans l'écotourisme. Comme elle jouit d’un climat tropical avec des pluies abondantes qui alimentent les chutes d’eau( Il y a environ trente chutes d’eau formant des piscines naturelles, des sources d’eaux chaudes, 365 rivières et six sortes de forêts tropicales dont la Rain Forest (forêt tropicale humide) elle se prête sublimement à cette orientation=> infos web, presse etc
"facteur Cheval"




BATEAU PAYS le 1er à gauche






L’ile était encore trop saccagée pour se balader sur les sites du Boiling Lake, (lac en ébullition) et  la « Vallée de la Désolation ».Ce sera pour une autre fois.
Pour le moment, la Dominique  se rétablit doucement et les fabuleux paysages retrouveront leur éclat d’ici quelques mois, en espérant que cyclones, et ouragans laisseront cette ile magnifique reprendre son souffle.

Pette info : Le nom de la Dominique provient du voyage de Christophe Colomb le Dimanche 3 novembre 1493=> Domingo en espagnol, Dominica en Anglais etc




Résiste, résiste,prouve...

trafalgar Falls
Quant à nous,on ne dit plus ou l’on va car nous changeons de projet tous les jours pairs, trop de choix se présentent à nous, nous voulons aller partout ,tout découvrir, ou retourner là ou ça nous avait plu. Si l’on veut partir aux USA et Québéc, il nous faut speeder et on ne speede pas du tout, notre indolence devient chronique…





                                                              Lorraine >>(((((°>